Une deuxième succursale pour Écolivres

Une deuxième succursale pour Écolivres

Par Érick Deschênes, Journal de Lévis / erickdeschenes@journaldelevis.com

«Ça faisait quelques années que nous regardions comment développer l'entreprise et à quel niveau surtout. On s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de besoins dans l'ouest. […] Nous étions contents d'annoncer cette nouvelle et je crois qu'elle a été bien reçue par l'assemblée», ont partagé Pierre Auger, directeur général d'Écolivres, et Jean-Paul Desjardins, le président du conseil d'administration de l'entreprise.

C'est finalement plusieurs motifs qui ont poussé les dirigeants de l'entreprise qui recycle, intègre socioprofessionnellement des gens d'ici et qui vend des livres, revues et disques usagés à lancer ce projet d'expansion.

Dans un premier temps, la nouvelle succursale permettra à Écolivres de se rapprocher de ses clients de l'ouest et offrir ses services dans ce secteur à ces derniers et à des nouveaux consommateurs. Actuellement, 25 % des donateurs proviennent d'autres arrondissements que celui de Desjardins et seulement 18 % des clients de sa boutique du quartier Lévis proviennent de ce secteur.

Grâce à cela, Écolivres estime qu'elle pourra augmenter ses revenus, une stratégie nécessaire pour lui permettre de remplir sa mission sociale. En plus qu'environ 20 % de son budget est obtenu grâce aux subventions, le marché du livre est présentement en décroissance avec le développement des nouvelles technologies.

Aussi, Écolivres doit malheureusement refuser la candidature de plusieurs personnes qui veulent profiter de son service d'intégration socioprofessionnel, soient notamment des gens ayant des difficultés d'apprentissage ou qui souffrent d'un handicap ou d'une maladie mentale. Avec sa nouvelle succursale, l'entreprise d'économie sociale pourra ainsi répondre aux besoins importants pour ce type d'intégration dans l'ouest.

Un projet déjà accepté

Quant à l'emplacement de la deuxième succursale, ce dernier n'a pas encore été choisi par les dirigeants d'Écolivres. À la suite de l'assemblée générale annuelle, un plan d'affaires sera terminé. De plus, les démarches officielles pour trouver l'endroit qui accueillera cette deuxième boutique dans le secteur ciblé par les dirigeants d'Écolivres, entre la rue de Mercure à Saint-Romuald et la route des Rivières à Saint-Nicolas, seront lancées.

Si le lieu qui accueillera le nouveau magasin est inconnu, Pierre Auger estime que l'aménagement de cette succursale de l'ouest nécessitera entre 125 000 à 200 000 $ en investissemnets, qu'elle devrait ouvrir ses portes d'ici décembre 2017 et qu'elle créera dans sa première année de fonctionnement cinq à six nouveaux emplois, possiblement même une douzaine d'emplois dans les années suivantes.

De plus, le directeur général d'Écolivres est convaincu que la nouvelle succursale n'entrera pas en compétition avec des commerces qui vendent des livres en raison de la mission de son entreprise. Également, il s'est assuré que le projet soit accepté par le milieu.

«On a commencé à faire des consultations auprès de différents partenaires, comme les départements de la Ville avec qui on travaille et le regroupement des services d'entraide, pour s'assurer que la nouvelle succursale n'allait pas cannibaliser d'autres organisations et d'autres projets qui sont en cours ainsi que pour s'assurer de l'acceptabilité sociable de notre projet», a expliqué M. Auger.

Soulignons finalement qu'en plus de ce projet, Écolivres a mis en ligne un nouveau site Internet facilitant notamment les recherches de ses clients et offrant une expérience plus conviviale de consultation.